Marx et la poupée

Marx et la poupée

Maryam Madjidi

Le nouvel Attila

  • par (Libraire)
    3 juin 2017

    Je ne suis pas un arbre, je n'ai pas de racines

    Cette phrase est tirée du premier roman de Maryam
    Madjidi professeur de FLE (français langue étrangère) et c’est ce qu’a pensé un jour la jeune Maryam lorsque son père lui demande d’apprendre à lire et écrire le persan car il fait partie de ses racines.
    Une langue familiale, langue de l’origine, langue des souffrances et langue de la peur. La narratrice raconte sa vie d’enfant, dès le ventre de sa mère, lorsque à 7 mois de grossesse celle-ci participe à une manifestation contre le régime Iranien, en passant par la résistance menée par ses parents puis elle en arrive à l’exil. Un exil politique en France, terre d’accueil que l’enfant n’a jamais aimé et n’aimera jamais. Elle y découvre la différence, le rejet et se forge le projet d’être « normale ».
    Ce roman est une merveille d’écriture. C’est une âme entière qui offre son histoire pour notre plus grand
    bonheur.


  • par (Libraire)
    9 mai 2017

    Maryam quitte l'Iran à l'âge de 6 ans. Enfant de l'exil, comment trouver sa place, sa langue, son identité ?
    Une découverte qui vient d'être couronnée par le prix Goncourt du
    premier roman et c'est tant mieux ! Delphine


  • 7 avril 2017

    immigration, Iran

    La double culture, est-ce une chance ? L’auteure répond clairement non et nous décrit les difficultés, pour une enfant de 8 ans, d’être arrachée à sa terre natale pour la France dont elle ne connaît rien.
    Tout n’était pas rose dans son pays : ses parents, fervents communistes, l’obligeaient à donner ses jouets à d’autres enfants. Des amis de ses parents, certains ont disparu dans les geôles du pouvoir.
    Voulant s’intégrer en France, elle refuse de parler, de lire et d’écrire le persan. Mais un voyage en Iran pour retrouver sa famille bouleverse ses repères.
    S’agit-il d’un roman ? Plutôt de fragments de vies mis parfois en poésie.
    L’image que je retiendrai :
    Celle des parents qui, avant de fuir en exil, enterrent dans le jardin les oeuvres de Marx et des grands penseurs communistes.
    http://alexmotamots.fr/marx-et-la-poupee-maryam-madjidi/


  • par (Libraire)
    27 mars 2017

    Maryam Madjidi, née en Iran, raconte son enfance. Elle y vit dans la peur qu'un de ses proches soit victime du régime et emprisonné. Elle raconte aussi l'exil en France. Elle doit donner ses jouets avant de partir en France et elle pleure de devoir tout quitter...comme ses parents qui enterrent leurs livres. À l'école elle se trouve différente, pauvre, humiliée. L'auteur aborde le thème de l'exil et de l'identité avec délicatesse et originalité.


  • par (Libraire)
    2 mars 2017

    Un premier roman autobiographique plein de poésie, émouvant et drôle

    Composé de très courts chapitres et structuré en 3 parties, les trois naissances de la narratrice, ce roman fortement autobiographique nous entraîne dans un double voyage, celui du pays de l'enfance, l'Iran, et celui du déracinement, la France. Aujourd'hui et hier se bousculent et se chevauchent pour raconter l'histoire d'une petite fille qui naît au début de l'ère Khomeiny et des manifestations qui feront basculer Téhéran dans une répression d'une extrême violence. A travers des portraits de proches et des images de lieux qui ont marqué fortement sa vie, Maryam Madjidi tisse un canevas fait de la mémoire familiale qui renvoie à celle d'un peuple tout entier: opposition politique, militantisme, résistance, emprisonnement, exil, repères à reconstruire de zéro...
    Le parcours de ce "je" narrateur, toujours accompagné de la figure tutélaire de la grand-mère bienveillante, la "grande protectrice", nous est offert dans une langue imagée et poétique, souvent bouleversante, drôle aussi. Un livre qui est aussi un petit bijou...


  • par (Libraire)
    20 février 2017

    Voix poétique enchanteresse

    L'exil perçu comme un souffle de liberté mais aussi comme un fardeau, une ambiguïté dans la construction de l'identité. Partagée entre les joies et les tourments, expérimentant la blessure d'appartenir à deux pays sans y être pleinement, la narratrice évoque avec majesté, parfois avec rudesse et douleur l'Iran et la France, deux terres d'amour et d'abandon, la beauté des langues et leur silence, parfois leur désertion.
    Une pépite littéraire de cette rentrée hivernale.


  • par (Libraire)
    12 janvier 2017

    Extrêmement touchant !

    Petite fille exilée à Paris, Maryam regardait son ami Shirin lui raconter les "aventures" et imiter sa famille ou son institutrice restées en Iran.
    Un vrai spectacle !
    Aujourd'hui, c'est elle qui nous fascine en faisant vivre devant nous des scènes qui nous bouleversent des êtres remarquables. La poésie qui tient une telle place dans sa vie colore intensément son récit et le rend particulièrement séduisant.