Yoga

Yoga

Emmanuel Carrère

P.O.L.

  • 1 décembre 2020

    méditation

    Je n’ai pas tout aimé dans ce roman composé de plusieurs parties.

    J’ai aimé la première sur le yoga et la méditation ; j’ai aimé le séjour à Lesbos et l’aide aux réfugiés.

    J’ai moins accroché au séjour en HP et les rencontres amoureuses.

    Finalement, ma lecture de ce dernier roman de l’auteur est à l’image de mes lectures de ses précédents romans. J’avais adoré L’Adversaire, D’autres vies que la mienne, Limonov. J’avais abandonné Le Royaume.

    J’ai toutefois appris qu’Emmanuel était le fils aîné d’Hélène Carrère d’Encausse, et que Marina était sa petite sœur.

    Je pense toutefois qu’il ne me restera pas en mémoire très longtemps, à l’exception sans doute des 4 ados migrants de Lesbos.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des bières bues devant la mer sur une petite île de Grèce.

    https://alexmotamots.fr/yoga-emmanuel-carrere/


  • par (Libraire)
    31 octobre 2020

    Pour affronter le monde qui vient...

    "Peut-être parce que dans ce livre, j'ai retrouvé ça : le calme de l'instant, le positionnement et l'absence, l'oubli du réel, peut-être parce que pendant quelques heures j'ai su ça : lâcher prise, mais peut être également parce qu'il y a dans ce livre le désespoir et la tempête, la joie et l’humour, la vie pleine puis le vide, parce qu’Emmanuelle Carrère est un génie de l’angoisse obsessionnelle, parce qu’il écrit cette phrase là peu commune au final :
    " L'amour est compliqué pour moi comme je suppose pour tout le monde, pas le sexe qui est au bout du compte le mode de relation humaine dans lequel je suis le plus à l'aise et me montre sous mon meilleur jour. Je n'y attache aucune culpabilité, c'est un refuge et pas un gouffre."
    Peut-être parce qu’il parle du yoga comme on pourrait parler de psychanalyse, peut-être parce qu’il parle de ces cerveaux – turbine parfois si difficile à débrancher, peut-être parce qu’il trace là un chemin dont on peut perdre les contours et vaciller, peut-être pour toutes ces raison là et pour la puissance de la langue, des fulgurances et de la précision des émotions, de cette introspection folle peut-être pour tout ça, ai - je aimé ce texte un peu fou de Carrère... Ce chemin autour d'une vie, ce temps de la bascule, quand, d'heureux que l'on croyait être, arrive le temps de la dépression, quand créer devient tempête, quand l'amour nous brusque et nous bouleverse. De ce texte, j'ai aimé le balancement, l'érudition généreuse, le détachement du moi, et son échec…
    Pour toutes ces raisons, ce livre est, pour moi, une importante lecture.


  • par (Libraire)
    6 octobre 2020

    "Un livre souriant et subtil sur le yoga"

    Ce nouveau livre d’Emmanuel Carrère est le récit souvent drôle de sa pratique du yoga et de tout ce que cette pratique lui a apporté dans sa vie, particulièrement quand il était au plus mal. Avec beaucoup de recul et d’autodérision il nous intéresse à ce sport, cette spiritualité, ce mode de vie qu’est le yoga. Une très belle réussite !
    Valérie


  • Yoga

    Un auteur commence à écrire un livre faisant l’apologie du yoga. Mais son désir de sérénité semble être mis à mal par les mensonges et les trahisons, ainsi que par la misère du monde. Divorcé et hanté par le souvenir d’une maîtresse sensuelle, il tente de devenir quelqu’un de bien.


  • 29 septembre 2020

    Comment harmoniser le yin et le yang d'une vie brisée en deux ? Superbe récit autobiographique ! - Brigitte -


  • par (Libraire)
    26 septembre 2020

    Grand roman d'Emmanuel Carrère, "nombril universel" de la littérature française.
    Yoga nous entraine au fond de la nuit et on en redemande !


  • par (Libraire)
    21 septembre 2020

    Mise à nu du corps et de l'âme

    Comme d’habitude, Emmanuel Carrère est le héros de son propre roman.
    Cette fois il nous fait visiter son âme et son esprit, sans oublier les pièces les plus honteuses et les plus cachées.
    Et pourtant jamais il ne sombre dans l’auto fiction. On accompagne les respirations de ce roman au rythme des séances de yoga qu’il nous décrit. L’auteur réussit le tour de force de rassembler ses crises psychotiques, l’attentat de Charlie hebdo, le souvenir de son éditeur et l’histoire de 4 jeunes migrants en un tout totalement cohérent et maitrisé.
    Un grand numéro d’équilibriste : on regarde et on applaudit


  • par (Libraire)
    20 septembre 2020

    Confession intime

    Ce devait être un petit livre souriant et subtil sur le yoga selon les propres mots de l'auteur et c'est un grand et gros livre d'amusements et de dépression sur fond méditatif. Trente années de pratiques méditatives et une vie entière de bipolarité révélée sont ici relatées intimement avec beaucoup d'ironie et d'autodérision. Récit de fiction et de non-fiction dans lequel Emmanuel Carrère se met à nu, révélant un mal-être profond, la difficulté à vivre pleinement et à aimer sereinement. C'est ironique et drôle, c'est aussi douloureux et triste, une alternance d'élévations et de chutes soudaines. Il promène son lecteur au gré de ses humeurs et de son talent narratif. C'est singulier, c'est beau, c'est touchant et émouvant.


  • par (Libraire)
    9 septembre 2020

    Humain, trop humain

    Je renonce à décrire les phases du roman tant j’aurais voulu en être un des personnages pour partager la détresse de l’auteur pendant sa dépression puis participer à sa guérison et m’inviter à dialoguer avec lui. Lorsque Emmanuel Carrère évoque la figure et les mésaventures d’un professeur de collège, monsieur Ribotton et de son fils Maxime, il est submergé de chagrin, c’est toute la misère du monde qui surgit. Oh littérature comme tu nous aides à exprimer ce qu’on ressent quelquefois sans pouvoir le nommer !
    Mon Ribotton à moi c’est Lulu dans un troquet glauque de la rue de l’Ourcq il y a bien longtemps, la tristesse durera toujours. Cette mise à nu sincère et sans fards exhume en nous des sentiments contradictoires, nous bouscule. Pour le pire et le meilleur, le yin et le yang, nos misères et nos joies, l’exaltation et la déprime.


  • par (Libraire)
    7 septembre 2020

    Dans sa quête d'apaisement, Carrère ouvre le chapitre des sagesses orientales, après celle de la foi chrétienne explorée dans « le Royaume ». La matière première du récit continue d'être ce moi encombrant, agité, hypertrophié, instable au point de s'effondrer. Le cheminement chaotique de l'auteur, fait des multiples expériences de l'amitié, de l'amour, des fracas de l'histoire est lu à travers cet effort constant pour atteindre à une maîtrise – ou une déprise –, celle que donnerait la pratique de la méditation : une tentative toujours à recommencer tant la fragilité psychique de notre homme est grande. Mais il persévère. Carrère n'écrit pas un énième roman autobiographique, il nous tend le miroir de notre propre intranquillité et nous donne à lire ses « essais » pour guérir. Les chapitres défilent au rythme de la respiration, un coup Yin, au coup Yang, comme autant d'illustrations du succès ou de l’échec de cet exercice primordial qui est d'apprendre à vivre.


  • par (Libraire)
    2 septembre 2020

    Un livre sombre et délicat !

    Emmanuel Carrère confirme son immense talent de conteur et de pédagogue dans un livre sombre et délicat qui parle de souffrance psychologique, d'amitié, d'amour, de désir et de sexe et aussi de Yoga...
    Emmanuel Carrère parle de lui et ainsi parle de nous tous !


  • par (Libraire)
    27 août 2020

    Chapeau bas à l'écrivain !

    Emmanuel Carrère se croyait heureux, il voulait écrire un livre sur le yoga. Parti pour un stage de dix jours, délesté de tout sauf de deux petites statuettes, la mort d’un de ses amis le ramène brusquement à la réalité. Commence alors une période douloureuse, dangereuse où il paraît évident que Carrère est extrêmement fragile. Le récit de cette descente aux enfers est passionnant, pas de renaissance plutôt un petit pas devant l’autre. Et puis, il y a des femmes et des hommes qui aident à écrire, respirer et vivre. Yoga devient alors D’autres vies que la sienne.
    "Je continue à ne pas mourir".
    Chapeau bas à l’écrivain !


  • par (Libraire)
    22 juillet 2020

    Une fois de plus, Emmanuel Carrère embarque son lecteur dans sa vie de tous les jours, en se regardant le nombril sans concession. Son nombril fait du yoga, de la méditation, une dépression, son nombril ça pourrait être le mien, le vôtre, c'est le Carrère du Royaume, le Carrère qui s'analyse et nous analyse en même temps, c'est un grand texte.