La 54e édition du Prix des Libraires est en route!

La 54e édition du Prix des Libraires est en route!

Créé par des libraires indépendants pour récompenser un auteur en devenir, ce prix réunit quatre fois par an un jury de 10 libraires. Trois romans seront sélectionnés et soumis au vote de tous les libraires indépendants sur le territoire national.

Delphine de Vigan nous fait l’honneur d’être la marraine du Prix pour l’édition 2018.

Cette année le jury est composé de :
-Joël Hafkin (librairie La Boîte à livres à Tours), président de l'association du Prix des Libraires.
-Nathalie Iris (librairie Mots en Marge, à La Garenne-Colombes), secrétaire de l'association.
-David Cazals (librairie Henri IV à Paris), trésorier de l'association.
-Stanislas Rigot (librairie Lamartine à Paris).
-Josette Vial (librairie Compagnie à Paris).
-Béatrice Leroux (librairie Gibert à Paris).
-Géraldine Delauney (librairie Dialogues à Morlaix).
-Géraldine Petry (librairie Le Hall du Livre à Nancy).
-Thierry de la Fournière (librairie Impressions Nouvelles à Dinard).
-Corinne Dalloz (librairie Polinoise dans le Jura).

Les 10 premiers romans sélectionnés sont :
-Michel BERNARD – Le bon cœur (Table Ronde)
-David FAUQUEMBERG – Bluff (Stock)
-Brigitte GIRAUD – Un loup pour l'homme (Flammarion)
-Marion GUILLOT — C’est moi (Minuit)
-Fabrice HUMBERT – Comment vivre en héros (Gallimard)
-Céline LAPERTOT – Ne préfère pas le sang à l'eau (Viviane Hamy)
-Gaëlle NOHANT – Légende d'un dormeur éveillé (Héloïse d'Ormesson)
-Mazarine PINGEOT – Magda (Julliard)
-Eric PLAMONDON – Taqawan (Quidam)
-Yves RAVEY – Trois jours chez ma tante (Minuit)
-Julie WOLKENSTEIN – Les vacances (POL)

Les résultats et la remise du prix au lauréat sont prévus le mercredi 16 mai 2018.

Le Bon Cœur, Prix du roman France Télévisions 2018

Prix du roman France Télévisions 2018

La Table Ronde

20,00

Le Bon Cœur est le roman d’une voix, celle d’une paysanne de dix-sept ans qui retint le royaume de France sur le bord de l'abîme, le sauva et en mourut. Elle changea le cours de l’Histoire en réveillant dans le cœur usé des hommes la force de croire et d’aimer.
Michel Bernard, homme de l’Est, s’intéresse ici à la figure la plus célèbre d’une certaine mythologie française. Jeanne d'Arc concentre les grands thèmes de son œuvre, elle incarne - pour reprendre le titre d’un de ses précédents livres - «le corps de la France», un corps que l’on croit détruit mais qui ressuscite sans cesse.


Les Vacances
18,90

Un été à Roquebrune-Cap-Martin, deux jeunes gens, Louison et Tessa, entrent clandestinement dans la villa E.1027, la villa blanche conçue par l’architecte et designer irlandaise Eileen Gray. Gréco, une femme âgée, décoratrice, veille avec un soin amoureux sur cet endroit. Un jour, elle y surprend les deux jeunes squatteurs, danseurs au style néo-hippie. Gréco est aussi sobre et pudique qu’eux sont sensuels, dénudés et volcaniques. Ils s’opposent, s’apprivoisent. Ce roman est l’histoire de leur rencontre. Les baignades et goûters de fruits sont assez vite perturbés par une série d’incidents provoqués par Louison, le plus inquiétant et imprévisible des trois protagonistes, dont on découvre le goût pour le travestissement et les mises en scènes macabres. Gréco est une femme hantée. Un lointain passé lui revient en rêve chaque nuit, comme une vie antérieure. On découvre qu’elle est née au sein de la communauté de Monte Verità à Ascona, sur les bords du Lac Majeur. Vaste nébuleuse qui, au début du XXe siècle, pendant près de 20 ans, réunit des végétariens, des anarchistes, des théosophes. Lieu fondateur dans l’histoire des arts et des formes, fréquenté par des personnalités comme Hermann Hesse, Kandinsky, Hugo Ball, Hans Arp, Carl Gustav Jung. Et où naquit, avec Isadora Duncan, Rudolf Laban et Mary Wigman, la danse moderne. Au contact de ces jeunes gens, Gréco change, quelque chose en elle se libère. Peu à peu elle se dénude. Grâce enfin à la redécouverte d’archives et à une mystérieuse « femme-dans-la-fenêtre », tous trois assistent un soir, médusés, à la résurrection de ce passé que Gréco voyait très flou en rêve.
C’est une sorte de Harold et Maude à trois. La naissance d’un amour, dans un paysage qui est lui-même une initiation.
Ce roman est aussi un hommage à la villa E. 1027, personnage à part entière du récit. Il célèbre à sa façon ce lieu un peu miraculeux, inclassable et souvent méconnu dans l’histoire de l’architecture. Avec en toile de fond, les relations pour le moins étranges qu’entretinrent Eileen Gray et Le Corbusier. Le roman fait ainsi coïncider des lieux et des époques, des utopies et formes de vie a priori distants, dans une atmosphère de demi-songe. Au fil des pages, quelque chose semble abolir le temps et les distances. Peut-être parce que les êtres ont un lien privilégié avec les éléments et que tout a lieu sur le fond mouvant d’une nature omniprésente. Cela en l’espace de deux semaines seulement, dans un climat à la fois d’extrême douceur et de tension. Tout un monde lointain prolonge la quête et l’esthétique à l’oeuvre dans les précédents romans de Célia Houdart. Il poursuit à sa façon l’exploration du cycle des merveilles du monde. Entre réalisme et fantastique discret, dans un univers où l’infime communique avec l’immensité des paysages. Dans une prose poétique fluide, sensible, élégante, qui n’a peur ni des ellipses ni d’un certain lyrisme. Mais avec ici quelque chose de plus fort et plus offert. Plus charnel. Un livre au charme trouble qui d’abord intrigue puis enchante durablement.


Taqawan

Quidam Édition

20,00

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »

Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Emeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort.
Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source…
Histoire de luttes et de pêche, d’amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d’un peuple millénaire bafoué dans ses droits.


Trois jours chez ma tante
15,00

Après vingt ans d’absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vielle dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête. Elle lui fait savoir qu’elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter. Une discussion s’engage entre eux et ça démarre très fort.


Bluff
20,00

« Silence quand il entra, pas un regard sur lui – il aurait pu être un fantôme. Dehors il pleuvait froid, c’était la tempête. Dockers et pêcheurs désoeuvrés : si cette assemblée d’hommes ne vous dissuadait pas, c’est que vous cherchiez
les histoires. On ne poussait jamais par hasard la porte de l’Anchorage Café, surtout en plein hiver austral, quand les rafales soufflées de l’Antarctique tourmentaient sans répit le sud de la Nouvelle-Zélande. On apercevait d’ici la fumée blanche des déferlantes qui saccageaient depuis deux jours les eaux pourtant abritées de Bluff Harbour. Au large, c’était l’enfer. »