Le Voyage du Condottière, Vers Venise, Fiorenza, Sienne la bien-aimée
EAN13
9782824903736
Éditeur
République des Lettres
Date de publication
Langue
français
Langue d'origine
français
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Le Voyage du Condottière

Vers Venise, Fiorenza, Sienne la bien-aimée

République des Lettres

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Parmi les grands voyageurs de la littérature, André Suarès occupe une place
originale. Ce n’est pas pour se distraire qu’il parcourt l’Italie, de Florence
à Venise et à Sienne en passant par Milan, Gênes et nombre de petites villes:
il s’y engage avec toute son âme. Le Condottiere, c’est lui, un «homme pour
qui la plus haute puissance n’a jamais été que la possession et l’exercice du
plus bel amour». «On ne voyage, dit-il encore, que pour faire une conquête ou
pour être conquis (...) Le Condottiere rêve d’être conquis en conquérant.»
Maître d’une haute culture, contemplant les oeuvres de Fra Angelico, Léonard
de Vinci, Botticelli, Michel-Ange, Giotto, Dante, Piero della Francesca,
Véronèse, Monteverdi ou Titien, il ne s’arrête jamais à l’objet pur et simple
ou au pittoresque: de tout il essaie de tirer une leçon spirituelle, il
cherche l’homme lui-même. Il prend parti, et souvent avec injustice. Mais ses
nombreux parti pris n’empêchent pas sa passion d’être lucide. Naturellement,
son Italie de prédilection n’est pas celle de l’Antiquité, mais la terre
fiévreuse et colorée du Moyen Âge, l’Italie des mystiques, des princes
sanglants et des politiques perfides, qui sont à leur manière ses «professeurs
d’énergie». Les lignes qu’il consacre à Botticelli disent peut-être la plus
pure leçon de son voyage: «Délice d’une telle réserve, d’une ardeur si
continue ! Ici la passion murmure: Éloigne-toi au rêve qu’elle appelle; ici,
les personnes humaines peuvent s’avancer dans la vie: elles sont enveloppées
de leur propre mystère, comme les dieux, et voilées comme eux, de leur
perfection, quand ils voyagent sur la terre...»
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