Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

La robe - Une odyssée
5 février 2021

20e siècle

J’ai aimé suivre cette robe crée en 1900 jusqu’à nos jours.

J’ai aimé suivre pendant quelques années ses différentes propriétaires, mettant en lumière les tragédies du siècle.

Mais tout n’est pas sombre dans ce roman, l’amour vient souvent éclairer la vie difficile des couples, et les enfants sont des lueurs d’espoir.

Une robe noire qui voyagera dans le monde occidental en faisant toujours l’admiration de celles et ceux qui croiseront sa route.

J’ai aimé que la robe soit atemporelle et convienne à toutes les modes à travers les décennies.

J’ai aimé également suivre de loin l’évolution de la mode qui, au début du siècle, est faite de création unique, pour finir au début du siècle suivant copiée et uniformisée par l’industrie chinoise.

Un grand roman fascinant qui m’a surprise à chaque nouveau chapitre et que j’avais du mal à lâcher, sentant, comme les jeunes femmes qui la portent, que cette robe m’appelait.

L’image que je retiendrai :

Celle des marques que chaque femme laisse sur la robe, comme un signe de leur passage.

https://alexmotamots.fr/la-robe-une-odyssee-catherine-le-goff/

La saga des Cazalet, Tome 2 : À rude épreuve

Tome 2 : À rude épreuve

Table Ronde

24,00
5 février 2021

1939-1945, Londres

Pas de nouveaux personnages, mais on suit les enfants qui grandissent : certains partent de Home Place comme Louise qui devient comédienne. Les plus petits se font une raison, mais sont toujours aussi maladroits.

J’ai aimé suivre les personnages à Londres pendant le Blitz.

Même le retour dans le Sussex n’est pas forcément une pause bienvenue car Sybil est très malade et il règne un black-out sur son état de santé.

Un mystère se profile également petit à petit : quel rapport entretient Viola avec Lorenzo ? Et sa sœur entretient-elle également une liaison avec Lorenzo ? Ou alors je me fais des idées…

Et puis Rupert a disparu pendant une attaque allemande. Sa fille Clary espère qu’il est vivant et s’invente des histoires.

Louise grandit, et se pose la question de la sexualité dont elle ignore tout, sans oublier l’attitude malsaine de son père.

J’ai souri chaque fois qu’un des personnage prend un verre de Xérès ou de sherry pour se remonter le moral (si je l’avais fait de concert avec eux, j’aurais rapidement été pompette…).

J’ai souris à la lecture de certains noms de personnages : Sherlock, Lestrange…

J’ai découvert que beaucoup de Londoniens avaient fermé leur maison et étaient logés dans leur club.

Beaucoup de détails encore dans ce tome : la composition des menus, les fausses dents d’Edward et Viola, les tenues des femmes (tissus, couleurs et coupes).

Un roman sur le mensonge qui fait du mal à tout le monde.

L’image que je retiendrai :

Celle du froid omniprésent, faute de chauffage suffisant à cause des restrictions.

https://alexmotamots.fr/a-rude-epreuve-la-saga-des-cazalet-2-elizabeth-jane-howard/

La saga des Cazalet, Tome 1 - Étés anglais

Tome 1 - Étés anglais

Table Ronde

24,00
5 février 2021

Angleterre, famille

Au cœur de l’hiver, se promener en plein été en Angleterre dans une riche famille de négociants en bois.

Suivre à la fois les bourgeois et les domestiques, dans le Sussex et à Londres.

Découvrir leurs secrets (adultère et amour homosexuel).

S’amuser avec les enfants qui, le premier été font des cabanes et des crèmes de beauté. Le second été, ils ont grandi et les préoccupations adolescentes pointent.

J’ai aimé la Duche (diminutif de Duchesse) qui régente sa maison de façon très élisabéthaine, tout en se préoccupant des problèmes du monde (la guerre de 39 approche).

J’ai aimé Rachel, sa fille, aux amours homosexuelles cachées, se dévouant à sa famille faute de pouvoir s’unir avec Sid (qui elle-même est en charge de sa sœur Elvie).

J’ai aimé Villy, femme de l’aîné Edward, qui semble la plus équilibrée des belles-filles mais qui apprend une mauvaise nouvelle.

J’ai souri car tout le monde souhaite prendre un bain chaque jour, mais l’eau chaude manque, il faut donc ruser.

J’ai aimé les détails qui reviennent sans cesse : tout le monde prend de l’aspirine à haute dose ; les tire-bouchons tue mouches sont indispensables en été ; les citations de Shakespeare omniprésentes ; les restes de la veille sont cuisinés en croquettes le lendemain ; la Duche dispose chaque matin son mouchoir sous son bracelet de montre ; Edward offre lui sans cesse ses mouchoirs à Diana sa maitresse ; et tous boivent du vin blanc du Rhin.

Il ne se passe pas de grands événements pendant ces deux étés 1937 et 38, même si l’Allemagne est menaçante, tous veulent croire en la paix.

Un roman que je n’ai pas lâché tant les personnages sont attachants et hauts en couleur.

Un bémol toutefois : dans cet univers très policé, des mots d’argot surviennent ici ou là et heurtent le calme apparent.

L’image que je retiendrai :

Celle des bains tant convoités par la famille.

https://alexmotamots.fr/etes-anglais-la-saga-des-cazalet-1-elizabeth-jane-howard/

Les monstres

Maud Mayeras

Éditions Anne Carrière

12,99
5 février 2021

thriller

Ouvrir un roman de Maud Mayeras, c’est savoir que l’on va entrer dans un univers noir. Son dernier roman ne fait pas exception à la règle.

Maman est enfermée dans le terrier avec ses deux enfants : Eine la fille aîné, et Jung le petit dernier. Ils vivent ainsi dans 20 mètres carrés sous terre sans jamais voir le jour.

Aleph leur apporte à manger une fois par semaine et vide le seau où ils font leurs besoins.

Mais un jour, Aleph ne revient pas : il a eu une crise cardiaque en plein supermarché et est transporté à l’hôpital.

Au loin, on entend la sirène du barrage qui prévient que les eaux sont lâchées.

On suit Eine pour qui tout change tout à coup ; qui s’enfuit avec son petit frère en pleine forêt pour échapper aux humains qui leur feront du mal. Car ils ne sont pas comme les autres : se sont des monstres entraînés à la survie.

On suit la maman qui se retrouve à l’hôpital, elle aussi, une fois que le fameux terrier a été découvert : les circonstances de sa captivité apparaissent peu à peu.

On suit Aleph, l’Ogre qui a enfermé sa petite famille : son passé. Mais de ses motivations, nous ne saurons jamais rien…

Un thriller passionnant où l’odorat occupe le premier plan.

L’image que je retiendrai :

Celle de la forêt du Jura omniprésente.

https://alexmotamots.fr/les-monstres-maud-mayeras/

La trilogie H, Journal de john w. / les ruelles sans étoiles / la huitième lettre

Journal de john w. / les ruelles sans étoiles / la huitième lettre

Le Livre de Poche

20,90
5 février 2021

Londres

Je me faisais une joie de plonger dans Londres au 19e siècle.

Malheureusement, même si le premier volet m’a un temps fait croire que je suivais Holmes et Watson, je dois dire que mon enthousiasme a été vite douché.

Parce qu’au cours de ce fameux premier volet, H s’enfonce dans la forêt amazonienne et va retrouver ses 119 camarades : des êtres extraordinaires venus d’on ne sait z’où….

Je termine donc en avance rapide et m’attaque au second volet, façon Jack l’éventreur. Je l’ai lu en entier, celui-ci, et le personnage de Jonas a bien failli me perdre.

Quant au troisième et dernier volet, même si les histoires racontées par H sur la fin de certaines civilisations terriennes sont intéressantes, le côté : les humains sont formidables a fini par me lasser.

Un exercice de style qui ne m’a pas passionné.

Avec cet auteur, comme avec d’autres, j’aime ou je déteste. C’est une surprise à chaque lecture.

L’image que je retiendrai :

Celle des cubes contenant la lumière des 120 cachés un peu partout sur notre planète.

https://alexmotamots.fr/h-franck-bouysse/