"La librairie a rouvert aux horaires habituels dans le respect des mesures barrières."

Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Le Rameau brisé, roman
23 janvier 2012

Voici un bon polar, avec ce qu'il faut d'adrénaline et d'embrouilles pour maintenir le lecteur en haleine.

Quelques courses poursuites - après tout, c'est un roman américain - mais rien d'insurmontable.

Des personnages crédibles jusqu'au bout, beaucoup de protagonistes mais j'ai réussi à les retenir tous dans ma petite tête (c'est dire !).

La ville de LA et ses divers quartiers est fort bien décrite : une ville qui n'en est pas une avec des différences de classe bien présentent. Et puis la présence de l'océan qui donne des bouffées d'air.

Je suis toutefois étonnée que l'éditeur ait choisi une couverture aux tons rouges, car dans ce roman, j'ai eu l'impression que tout le monde était habillé en vert ou avait une maison décorée en vert. (Après Flaubert et sa couleur jaune, voici Kellerman avec sa couleur verte).

Petit anachronisme qui a son charme : les téléphones portables n'existant pas, les héros sont obligés d'utiliser les téléphones publiques.

Au final, je n'ai pas appris grand chose, mais j'ai passé un moment passionnant.

L'image que je retiendrai :

Celle des différents vers de l'histoire, parfois élimé sur les fauteuils.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/01/07/22189668.html

La vague
6,50
23 janvier 2012

Voilà un livre intéressant par la démonstration qu'il propose, mais et après ?

On a à peu près tout dit sur ce livre qui explique très bien les mécanismes de la montée du nazisme, ainsi que les groupes de résistance qui peuvent, eux aussi, se créer.

Mais ce livre est une histoire très "américaine" ou tout est bien qui fini bien : une fois que le professeur décide de mettre fin au système qu'il a créé, tout rentre dans l'ordre. Les ados retournent docilement chez eux et le prof en question prend même sous son aile la tête de turc de la classe.

Cette fin est un peu trop belle pour moi, car l'historie racontée s'est déroulée "en vrai" et je ne suis pas sûr que tout le monde en soit sortie indemne, ce que le roman ne montre pas.

Peu de retour et d'introspection sur les faits, uniquement la description de ceux-ci, bref, j'ai trouvé que ce livre manquait de profondeur.

Il me reste maintenant à voir le film.

L'image que je retiendrai :

Celle de Laurie, sortant du lycée en pleine nuit en courant, ayant aperçu une ombre.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/01/05/22148660.html

Serena

Le Masque

23 janvier 2012

Quel personnage, cette Serena ! Je n'aurai pas aimé la croiser et encore moins devoir travailler avec elle. Certe, esprit pragmatique, elle a toutefois tendance à semer la mort sur son passage quand quelqu'un ne lui convient pas.

Le roman démarre doucement, je me suis presque pris d'amitié pour cette héroïne qui ne s'en laisse pas compter. Puis, petit à petit, par petite touche, le personnage se dévoile, la tension monte.

Jusqu'à l'épilogue fatal (mais qui aurait parié un cent sur cette conclusion ?)

J'ai bien aimé, glissés dans la narration, les interventions des bûcherons, chanceux travailleurs dans une Amérique en pleine crise de 29. Ils portent un regard détaché sur les événements et les gens, n'osant jamais se méler de rien, de peur de perdre leur job si précieux. Ils apportent une note de finesse malgré leur langue "parlée".

Une histoire pleine de personnages étranges également, tel Galway, bûcheron qui a perdu sa main, sauvé in-extremis par Serena et qui deviendra son second couteau - au propre comme au figuré - pourchassant une pauvre maman et son petit jusque dans l'état voisin.

Sans oublier le shériff au grand coeur qui a compris les malversations de Serena et de son mari, qui tentera de les freiner, mais... je n'en dis pas plus.

Un roman d'ambiance, donc, qui se déroule en pleine nature, même si celle-ci n'est pas à la fête (à la fin du roman, il ne reste plus un arbre debout).

Au final, un roman très dépaysant et une découverte d'un auteur que je ne connaissais pas mais dont j'apprécie la plume et l'imagination.

L'image que je retiendrai :

Celle des bûcherons en plein travail sous la pluie, prêt à mourir, emporté par une grume.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/01/03/22120060.html

LA NONNE ET LE BRIGAND
23 janvier 2012

Si j'ai bien aimé le journal de soeur Madeleine racontant sa passion amoureuse pour Angel, j'ai moins apprécié l'histoire d'amour de Lysange.

J'ai trouvé que sa relation avec son mari sonnait faux, même si le personnage de son amant, Pierre, est fort plausible.

Et puis cette histoire de secret de famille est un peu trop fantasque à mon goût pour que j'y adhère.

Si je m'était laissée emporter par la narration de son précédent roman "La grand-mère de Jade", j'ai été moins emportée par ce roman-ci.

Toutefois, j'ai bien aimé le dilemme de soeur Madeleine entre son amour pour Dieu et son amour pour Angel.

L'image que je retiendrai :

Celle de la forêt amazonienne, création divine pleine de moustiques.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/12/16/21932801.html

Le diable dans la ville blanche
23 janvier 2012

Je ne savois pas à quoi m'attendre en ouvrant ce roman, je n'avais même pas lu la 4e de couverture pour me donner encore plus de suspens. Je n'ai pas été déçue.

Pourtant, cela s'annonçait mal : il était question, dès les premières pages, d'architectes inconnus de moi et de la ville de Chicago (à part les Chicago Bulls et Mickaël Jordan, je ne connaissais rien de cette ville, même pas qu'elle avait des abattoirs géants, je confesse mon ignorance crasse).

Et pourtant je suis entrée dans ce roman à la narration fluide presque immédiatement. Car l'auteur n'est pas pédant ni ne donne de détails inutiles sur l'architecture et la construction de cette "Foire internationale" qui devait rivaliser avec la Tour Eiffel.

Le destin des hommes (et des femmes) qui ont participé à cette aventure nous est connu jusqu'au bout, et ne s'arrête pas seulement à la fin de la Foire, procédé que j'ai apprécié car il a étanché ma curiosité.

Et puis il est question de ce fameux Holmes, au pseudonyme si mal choisit, qui oeuvre presque au grand jour dans une ville où les disparitions sont légions.

Tout ceci est écrit par une main de maître, le récit jamais ne s'essouffle ni ne nous perd en route, et s'offre même le luxe de nous faire cotoyer à la fois les plus grands architectes américains et le premier tueur en série.

Bref, j'ai aimé passer ces heures à Chicago en pleine dépression où les hommes sont capables du pire et du meilleur (ça parait banal de dire cela, mais c'est réellement ce qui s'est passé car l'auteur s'appuie sur des documents d'archives) ; où jamais rien n'est sûr, la Foire ouvrant ses portes sans que tout soit terminé ; où les femmes, qui commencent à s'émanciper, sont bien naïves parfois. La vie, quoi...

Il y aurait encore tant à dire sur les débuts de Frank Lloyd Wright, la haute-bourgeoisie et la classe laborieuse des années 1890, les spectacles de Buffalo Bill qui font salle comble...

Merci M. Larson !

L'image que je retiendrai :

Celle de la Grande Roue, dont le montage n'est pas terminée au moment de l'ouverture officielle de la Foire, et qui menace de s'écrouler à chaque tour. Une vraie prouesse.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/12/14/22959648.html

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